Jeudi 14 août 2008
            La voiture volante bientôt une réalité 

http://www.blogoscience.com/technologies/innovations/la-voiture-volante-bientot-une-realite.html
 
31-08-2007

La société américaine Moller assure avoir commencé la production de véhicules volants. En effet après avoir fait des centaines d'essais réussis (voir vidéos ci-dessous), la M200G (nom du véhicule) est désormais proposée à la vente.

Son inventeur Paul Moller, ingénieur aéronautique, travaille sur ce projet depuis 30 ans.

Il s'agit d'un véhicule de la taille d'une petite voiture capable de s'élever (verticalement) à une altitude de 3.5 mètres et capable de se deplacer sur tout type de terrains à une vitesse d'environ 80km/h:

"Il ne s'agit pas d'un aéroglisseur, bien que sa manipulation soit aussi facile. Ce véhicule vous permet de survoler avec aisance des rochers, des marécages, des barrières ou des voies d'eau envahies de rondins de bois car vous n'êtes pas gênés par la surface.

La vitesse de croisière du véhicule sur le terrain est de 50 miles à l'heure [soit 80,4 kilomètres à l'heure], ce qui n'est pas envisageable pour la plupart des autres véhicules."

La production des six premières voitures volantes a démarré en juin. le prix de la M200G varie de 90 000 dollars (environ 66000 euros) a 145 000 dollars (environ 100 dollars) en fonction des volumes de production et des options.
par René et Fany publié dans : technologie et société
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Jeudi 14 août 2008
Une Américaine récupère les clones de son regretté pitbull

http://www.cyberpresse.ca/article/20080805/CPINSOLITE/80805143

Le mardi 05 août 2008

Agence France-Presse

Séoul

Une Américaine s'est vu remettre mardi en Corée du Sud, non sans émotion, cinq clones de son regretté pitbull reproduit par une société sud-coréenne à partir de tissus congelés d'oreille.
 
«C'est un miracle», s'est félicitée Bernann McKinney en étreignant les cinq chiots, copies conformes de son défunt compagnon, «Booger».

«Ces gens m'ont fait le plus cadeau d'anniversaire», a ajouté cette Californienne venue de Hollywood et qui fêtera mercredi son 58e anniversaire.

Les cinq chiots sont nés le 28 juillet de deux mères porteuses, a expliqué Ra Jeong-Chan, président de RNL Bio, qui a lancé une société de clonage canin en coopération avec l'Université nationale de Séoul (SNU).

L'équipe du SNU s'était déjà distinguée en août 2005 en clonant pour la première fois un chien, un lévrier afghan baptisé «Snuppy».

RNL Bio a facturé sa prestation 150 000 dollars avant de consentir à un rabais et de redescendre à 50 000 dollars pour célébrer ce qu'elle présente comme une première commerciale.

«Ils sont exactement comme leur papa. Je suis aux anges. Je suis heureuse», a ajouté Mme McKinney en évoquant le souvenir de son chien Booger qui lui avait sauvé la vie en mettant en fuite un molosse qui l'avait mordue.

Scénariste de profession, elle a indiqué qu'elle songeait à dresser certains des jeunes clones pitbulls -- considérés dans certains pays comme des chiens d'attaque -- pour des personnes handicapées ou des personnes âgées.

Le PDG de RNL Bio s'est déclaré capable de cloner 300 chiens l'an prochain pour des clients aisés et éplorés après la mort de leur animal de compagnie.

Il nourrit également un nouveau projet: «Je songe à cloner des chameaux pour des riches clients au Moyen-Orient», a-t-il dit.

par René et Fany publié dans : clonage
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Jeudi 14 août 2008
La microscopie électronique à l'échelle du picomètre


                              http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55575.htm
 
BE Allemagne 396  >>  31/07/2008

Physique / Chimie

Des chercheurs du Centre de recherche de Jülich (FZJ) sont parvenus à mesurer, avec une précision de l'ordre du picomètre, des distances entre atomes. Cela permet d'envisager la détermination de propriétés physiques de matériaux directement à l'échelle atomique. Les scientifiques se sont servis notamment de lentilles correctrices et de calculs de mécanique quantique pour parvenir à cette précision en microscopie électronique.

Un picomètre représente environ un centième du diamètre d'un atome, soit un milliardième de millimètre. Les chercheurs ont étudié par exemple l'arrangement des atomes dans des joints de grains orthogonaux du matériau supraconducteur YBa2Cu3O7, c'est-à-dire des interfaces qui démarquent la limite entre deux domaines du matériau cristallin, dont les structures atomiques sont orthogonales. A partir d'images obtenues au microscope sous différentes conditions, les physiciens ont calculé les fonctions d'onde des électrons en mécanique quantique à l'aide d'un ordinateur et ainsi obtenu la position précise des atomes.

Dans ces cristaux, les gros atomes (le baryum, le cuivre et l'yttrium), s'ordonnent systématiquement à quelques picomètres de leur position idéale et les atomes d'oxygène, plus petits, suivent le déplacement. Ceci est une explication de la diminution de la supraconductivité observée lorsqu'un courant électrique traverse un tel joint de grain.


Illustration disponible sur le web à l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55575.htm

Ce phénomène est indésirable si l'on cherche à utiliser le supraconducteur pour le transport du courant sans pertes. Au contraire, il peut être utile dans les détecteurs d'interférences quantiques supraconducteurs qui se servent de la dépendance de ce défaut au champ magnétique pour mesurer des champs magnétiques plus petits, comme cela se fait pour mesurer l'activité cérébrale.

Ces distances de quelques picomètres déterminent de nombreuses propriétés physiques d'un matériau, comme par exemple la ferroélectricité des titanates. Celle-ci vient du fait qu'au sein même des cristaux, les charges électriques des atomes ne se compensent pas tout à fait, car l'arrangement de ces derniers ne présente pas la symétrie nécessaire. C'est pourquoi des dipôles électriques s'y forment et viennent s'ajouter à la polarisation à plus grande échelle du matériau, employée pour l'écriture de bits informatiques, comme c'est le cas pour le PbZrO.2TiO.8O3, utilisé dans les cartes à puces.

A l'aide de nouveaux procédés en optique électronique, les distances entre deux atomes peuvent être mesurées et permettent de déterminer la polarisation locale, caractérisant ensuite les bits d'information. Pour le Prof. Knut Urban, directeur du Centre Ernst Ruska de microscopie et de spectroscopie électronique au FZJ, il s'agit "du début d'une physique des matériaux permettant de déterminer des grandeurs et propriétés physiques à l'échelle nanométrique par la mesure des distances atomiques. De plus, ceci représente un point de départ dans la manipulation de ces propriétés et l'obtention de nouvelles fonctionnalités des matériaux".

Pour en savoir plus, contacts :
- Prof. Dr. Knut Urban - Institut de recherche sur les solides, Centre de recherche de Jülich (FZJ), D52425 Jülich - tél : +49 246 161 3153, fax : +49 246 161 6444 - email :
k.urban@fz-juelich.de - http://www.fz-juelich.de/iff/
- Centre Ernst Ruska de microscopie et de spectroscopie à électrons - http://www.er-c.org
Source :
Dépêche d'idw, communiqué de presse du Centre de recherche de Jülich (FZJ),
http://idw-online.de/pages/de/news271590 - 24/07/2008
Rédacteur :
Nicolas Tinois,
nicolas.tinois@uni-bonn.de
 
Origine : BE Allemagne numéro 396 (31/07/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55575.htm
par René et Fany publié dans : science et énergies
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Jeudi 14 août 2008
Constructions et déconstructions permanentes des connexions entre les neurones

                             http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55618.htm
 
BE Allemagne 397  >>  8/08/2008
Neurosciences

Les neurones établissent sans cesse de nouveaux contacts entre eux. Ce phénomène constitue, chez un sujet adulte, la matrice du développement neuronal responsable des fonctions d'apprentissage et de mémoire du cerveau. Cependant, les connexions créées ne sont pas toutes utiles, la plupart sera donc rapidement supprimée. Dans le magazine "Neuron" du 31 juillet 2008 [1], une équipe de chercheurs de l'Institut Max Planck de neurobiologie de Martinsried, près de Munich, publie une étude sur la technique d'évaluation des neurones pour juger de l'utilité d'une connexion avec une autre cellule semblable.

Le système nerveux est constitué de 100 milliards de neurones. Les neurones sont reliés entre eux au moyen de milliers de points de contacts, les dendrites. Lors du développement neuronal, les jeunes neurones doivent créer des contacts avec les bons neurones partenaires, et ce, afin que le cerveau puisse réaliser les tâches complexes qui lui sont demandées. A l'âge adulte, ce processus de connexion et de déconnexion se poursuit, il contrôle les fonctions d'apprentissage et d'oubli du cerveau.

Illustration disponible sur le web à l'url :
                        
                        http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55618.htm

Le cerveau est l'organe dont la consommation d'énergie est la plus forte. La construction et la suppression des contacts entre les neurones sont des processus gourmands en énergie. Entre neurones, la recherche de bons "partenaires" est une étape qui devrait néanmoins coûter encore plus d'énergie à l'organisme puisque chaque cellule devrait former quelques milliers de contacts avec ses voisins de manière à échanger au mieux l'information. Si la connexion établie entre les neurones n'est pas satisfaisante, la dendrite est supprimée, et ce, seulement quelques secondes ou quelques minutes après sa mise en place. Jusqu'ici les chercheurs pensaient que l'échange d'information ne s'effectuait qu'à partir de points de contacts bien spécifiques, les synapses. Or, la formation d'une synapse complètement fonctionnelle nécessite 2 jours et demande beaucoup d'énergie, une dépense superflue si la connexion s'avère inefficace et qu'il faut
 supprimer. Le développement neuronal prendrait ainsi 1.000 ans si chaque contact impliquait la création d'une synapse. En conséquence, la formation d'une synapse entre deux neurones n'est pas indispensable au transfert d'information.

En marquant un neurone avec des molécules fluorescentes, les neurobiologistes Christian Lohmann et Tobias Bonhoeffer ont réussi à observer au microscope l'échange d'information entre ce neurone et ses voisins : la communication s'effectue par transmission locale d'ions calcium. Une synapse ne se forme que lorsque le contact entre les deux cellules nerveuses s'établit sur le long terme. Concrètement, le contact d'une dendrite avec un autre neurone est directement suivi d'un envoi d'ions calcium. Le calcium agit comme un messager, un panneau "stop" pour la dendrite, qui cesse immédiatement sa croissance, il apporte également toutes les informations importantes quant à la qualité du nouveau contact établi. Le contact n'est pérenne que lorsque le niveau de calcium envoyé est supérieur à la concentration en calcium aux environs de la zone de contact. Dans le cas inverse, la connexion se voit supprimée et le neurone cherche d'autres points de
 contact avec des cellules partenaires.

"L'efficacité de cette technique nous a étonné" commente Tobias Bonhoeffer, en ajoutant : "Le cerveau économise de cette façon du temps et de l'énergie, en récoltant au passage des informations importantes." Les bonnes connexions neuronales qui en résultent permettent le bon déroulement d'une idée par exemple.

Pour en savoir plus, contacts :
- [1] A role for local calcium signaling in rapid synaptic partner selection by dendritic filopodia.
- Dr. Stephanie Merker - Institut Max Planck de neurobiologie - tél : +49 89 8578 3414 - fax : +49 89 89 950 022 -
email : merker@neuro.mpg.de - site internet : http://www.neuro.mpg.de
Source :
Dépêche idw, communiqué de presse de l'Institut Max Planck de neurobiologie de Martinsried - 31/07/2008
Rédacteur :
Julien Sialelli
, julien.sialelli@diplomatie.gouv.fr
 
Origine : BE Allemagne numéro 397 (8/08/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55618.htm
par René et Fany publié dans : Nouvelles Scientifiques
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Jeudi 14 août 2008
 Des cellules souches se mettent à battre sous le microscope des chercheurs de l'ULB

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55587.htm
 
BE Belgique 46  >>  7/08/2008

Recherche

L'équipe du docteur Cédric Blanpain de l'Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire (IRIBHM) de l'Université Libre de Bruxelles (ULB)a découvert une protéine nommée Mesp1 permettant la différenciation de cellules souches en cellules cardiaques.

Les chercheurs de l'ULB ont élucidé les mécanismes moléculaires qui gouvernent la différenciation des cellules souches en diverses familles de cellules cardiaques (cellules contractiles, cellules vasculaires, cellules musculaires lisses...). Les mécanismes déclenchant la spécification de cellules plus primitives (appelées cellules progénitrices cardiovasculaires multipotentes), dont sont issues les différentes cellules cardiaques, étaient jusque là mal connus. La protéine Mesp1 est à l'origine de cette spécification, qui agit tel un "interrupteur moléculaire". Cette protéine permet très spécifiquement de réguler l'expression de l'ensemble des gènes nécessaires à la différenciation des cellules progénitrices cardiovasculaires. Elle augmenterait de plus de 500% la différenciation des cellules souches pluripotentes en cellules cardiaques et vasculaires. Le docteur Antoine Bondue précise que "lorsque nous observons les cellules
 dans lesquelles la protéine Mesp1 a été exprimée, toutes les cellules sont devenues des cellules cardiaques qui se contractent spontanément dans une boîte de Pétri".

Illustration disponible sur le web à l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55587.htm

Cette découverte est porteuse de nombreux espoirs thérapeutiques dans les prochains mois et années, d'après le docteur Blanpain. Elle devrait sans doute stimuler la thérapie cellulaire des patients souffrants de maladies cardiovasculaires et ouvrir la voie à la fabrication de cellules cardiaques directement à partir des cellules du patient. Les cellules classiques du patient sont transformées en cellules multipotentes (étape correspondante à une autre découverte rendue public il y a un an) qui sont différenciées en diverses lignées de cellules cardiaques pour reconstituer et réparer divers types de tissus.

Vidéo disponible sur le web à l'url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55587.htm

L'industrie pharmaceutique pourrait également tirer bénéfice de cette découverte pour le criblage de nouveaux médicaments actifs sur les cellules cardiovasculaires ainsi que pour tester la toxicité cardio-vasculaire de nouveaux médicaments. Dans le journal scientifique Cell Stem Cell, 16 pages sont consacrées aux résultats des travaux de l'équipe bruxelloise sur les cellules souches pluripotentes de l'embryon. Il faut noter que parallèlement une équipe américaine est arrivée à des résultats identiques de façon complètement indépendante.

L'IRIBHM est l'institut de recherche de la Faculté de Médecine de l'Université Libre de Bruxelles (ULB). L'équipe du docteur Blanplain étudie le rôle des cellules souches dans un contexte oncologique (développement des tumeurs cutanées et des tumeurs mammaires) et développemental (biologie des cellules souches cardiaques). En février dernier, ce groupe de recherche avait obtenu des subventions, dont 1,4 million d'euros du Conseil Européen de la Recherche.

Pour en savoir plus, contacts :

- Cedric.Blanpain@ulb.ac.be, +32-(0)2-555 4175
- Site web : http://www.ulb.ac.be/medecine/iribhm/index.html#index.html
Source :
Article Le soir du 3 juillet 2008
Rédacteur :
Guillaume Hulin
- guillaume.hulin@diplomatie.gouv.fr
 
Origine : BE Belgique numéro 46 (7/08/2008) - Ambassade de France en Belgique / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55587.htm
par René et Fany publié dans : génétique
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Jeudi 14 août 2008

Ce robot qui fonctionne avec un cerveau doté de neurones de rat


http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/ce-robot-qui-fonctionne-avec-un-cerveau-dote-de-neurones-de-rat/1387/0/266656

Publié le 13/08/2008 à 18:42 Le Point.fr

Un robot fonctionnant avec un véritable petit cerveau vivant composé de neurones de rat, capable "d'apprendre" des comportements comme éviter un mur, a été mis au point à l'université de Reading (Angleterre) par des émules de Frankenstein. "Nous lui avons déjà donné un certain apprentissage par répétition, puisqu'il reproduit certaines actions", a déclaré à l'AFP le responsable de l'équipe multidisciplinaire, Kevin Warwick. "Mais nous voulons maintenant lui apprendre" des comportements, a-t-il dit.

Le cerveau biologique du robot, baptisé Gordon, a été créé à partir de neurones prélevés sur un rat. Ceux-ci ont été placés dans une solution, séparés, puis mis sur un lit d'une soixantaine d'électrodes. "Dans les 24 heures, a souligné le chercheur, des connexions ont poussé entre eux", formant un réseau comme dans un cerveau normal. Et "en une semaine il s'est produit des impulsions électriques spontanées et ce qui paraissait être une activité de cerveau ordinaire".

"Nous avons utilisé cette réaction pour relier le cerveau au robot avec des électrodes. Désormais, le cerveau contrôle le robot, et celui-ci apprend, par répétition", explique le scientifique. Ces recherches, qui pourraient faciliter à terme l'étude de traitements pour lutter contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson...), permettent de suivre les réactions des neurones.

Lorsque le robot, qui ressemble à Wall.E, le héros du dernier film des studios Pixar, heurte un mur, le cerveau reçoit une stimulation et il apprend par habitude à contourner l'obstacle. "Maintenant, nous étudions comment lui apprendre : en augmentant le voltage sur différents électrodes", en utilisant des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions entre neurones, détaille Kevin Warwick.

Plusieurs cerveaux en activité

Mais déjà, "s'il est à un certain endroit et que nous voulons le faire aller à droite, nous pouvons envoyer une stimulation électrique" pour lui en donner l'ordre, ajoute-t-il.

"Nous voulons comprendre comment les souvenirs sont archivés dans un cerveau biologique, par rapport à un cerveau d'ordinateur", a-t-il poursuivi. "À l'heure actuelle, nous estimons qu'il y a de 50.000 à 100.000 neurones en activité" dans le cerveau de Gordon, a noté le chercheur. Un rat en possède au plus un million, et un homme quelque 100 milliards.

Et comme dans le cas de l'homme, si le cerveau de Gordon n'est pas stimulé régulièrement, "il se laisse aller". Alors qu'avec "des stimulations, les connexions se renforcent, il semble devenir plus alerte", fait remarquer Kevin Warwick. "Nos travaux ont ainsi un rapport avec Alzheimer en ce qui concerne le stockage de la mémoire et comment on peut le renforcer", par exemple en augmentant les stimuli élctriques, note-t-il.

En effet, le cerveau de Gordon "est une version simplifiée de ce qui se passe dans le cerveau humain. Mais là, on peut regarder, et contrôler, les éléments essentiels comme nous le voulons", contrairement à ce qui peut se faire in vivo chez l'homme.

L'équipe de l'université de Reading dispose de plusieurs cerveaux en activité. "Et c'est drôle, fait remarquer le chercheur, il y a des différences entre eux : il y en a un un peu violent, un peu actif. Un autre ne fera pas ce qu'on lui demande, il s'écrasera contre les murs. Chacun a sa personnalité !"

Quatre ou cinq autres groupes de scientifiques travaillent sur de tels cerveaux biologiques dans le monde, mais "en termes d'apprentissage par expérience et habitude, je ne l'ai jamais vu auparavant", a noté Kevin Warwick. Quant à utiliser des neurones humains pour Gordon : "Il y a clairement des obstacles éthiques. C'est plus une question éthique que technique", répond-il.

 

par René et Fany publié dans : Robotique
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Jeudi 10 juillet 2008
 

  Un premier médicament à base de cellules souches adultes ?

Le premier médicament à base de cellules souches pourrait être le Prochymal de la compagnie Osiris Therapeutics. Cette annonce a été faite par le fournisseur Suisse de l'industrie pharmaceutique, Lonza qui a signé avec Osiris Therapeutics un accord de production de cellules souches.

Le Prochymal est produit à partir de cellules souches extraites de  la moelle osseuse de donneurs et fait l'objet de plusieurs essais cliniques de phase III pour des affections telles que le diabète de Type 1 ou la Maladie de Crohn.

Le Prochymal est également à l’étude pour la réparation du tissu cardiaque après une attaque et fait aussi l'objet d'un essai clinique de phase II pour la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (bronchite chronique, emphysème…)

Il s'agit du seul produit en développement à avoir obtenu de la Food and Drug Administration (FDA) le statut de "Orphan Drug" (médicament orphelin) et de "Fast Track Product" (produit en développement rapide).

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
par René et Fany publié dans : science et santé
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Jeudi 10 juillet 2008
      Les connexions cérébrales cartographiées



                                            Mise à jour le jeudi 3 juillet 2008 à 11 h 38

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2008/07/03/002-connexions-cerveau.shtml

Une équipe américano-suisse a créé la première cartographie en haute  résolution de la connectivité structurelle d'un cerveau humain à l'échelle  macroscopique.
Cette importante percée permettra d'établir un lien clair entre son  organisation structurelle et son fonctionnement. Selon les chercheurs de l'Université de Lausanne, une meilleure  compréhension de cet organe complexe qu'est le cerveau ouvre de nouveaux  champs d'exploration afin de mieux comprendre des pathologies comme  l'épilepsie ou la schizophrénie.

Les chercheurs tentent depuis de nombreuses années de décrire la façon dont  se connectent, à l'intérieur du cerveau, les cellules nerveuses pour former  les autoroutes de l'information cérébrale. Une méthode non invasive et non irradiante existe d'ailleurs depuis les  années 1990.
Nous approchons de ce Graal qui serait de complètement simuler l'activité du
cerveau.
- Dr Patric Hagmann, auteur
Les chercheurs ont, entre autres, localisé un ensemble de connexions  particulièrement denses dans la zone postérieure médiane du cortex, qui  semble jouer un rôle clé dans le fonctionnement des deux hémisphères du  cerveau.
Ils ont donné à cet agrégat le nom de noyau de la connectivité cérébrale.  L'existence même de ce noyau était inconnue jusqu'à aujourd'hui. Son identification vient cependant confirmer les travaux d'autres  scientifiques qui avaient remarqué qu'à l'état de repos cette même zone du
cortex consomme beaucoup d'énergie métabolique sans en comprendre la raison. Le détail de ces travaux est publié dans la revue PlOS Biology.
par René et Fany publié dans : science et santé
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Jeudi 10 juillet 2008
 
    La reprogrammation in vivo de cellules souches neurales adultes



                              http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55237.htm



BE Etats-Unis 130  >>  4/07/2008

Sciences de la vie

La multipotence des cellules souches neurales adultes in vitro était déjà démontrée. Aujourd'hui, des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies, dirigés par le Professeur Fred Gage, démontrent cette capacité de multipotence in vivo sur des cellules souches de cerveau de souris. Cette étude atteste non seulement de la plasticité des cellules souches neurales adultes, mais surtout, ouvrent de nouvelles perspectives en terme de traitement des maladies neurologiques telles que la sclérose en plaque et l'épilepsie, maladies qui non seulement affectent les neurones mais également perturbent le fonctionnement des cellules gliales, cellules du système nerveux qui supportent, nourrissent et protègent les neurones.

Au cours de leur vie, les cellules souches neurales adultes génèrent de nouvelles cellules cérébrales dans deux aires du cerveau : le bulbe olfactif qui traite l'information olfactive et le gyrus denté, partie centrale de l'hippocampe qui est impliqué dans la mémoire et l'apprentissage. Après division, les cellules souches ont plusieurs choix : rester une cellule souche, se différencier en neurone ou devenir une cellule gliale (astrocyte ou oligodendrocyte). Si les cellules souches neurales adultes en culture peuvent être induites afin de se différencier en différents types de cellules cérébrales, dans leur environnement naturel, il était communément admis que ces cellules ne se différenciaient qu'en neurones.

Dans cette étude, les scientifiques ont utilisé un vecteur rétroviral afin de manipuler génétiquement les cellules souches neurales et leurs cellules filles dans les gyrus dentés de souris de laboratoire. Dans des conditions normales, la majorité des nouvelles cellules se différenciaient en neurones. Quand ils ont introduit le gène Ascl1, impliqué dans la génération des oligodendrocytes et des neurones inhibiteurs, ils ont réussi à engendrer une lignée oligodendrocytaire, prouvant ainsi la plasticité des cellules souches neurales adultes et la possibilité de reprogrammer ces cellules à l'aide d'un seul gène.

Il devient maintenant envisageable de pouvoir orienter la différenciation des cellules souches neurales et ainsi d'intervenir sur des maladies neurologiques telles que la sclérose en plaque. En effet chez les patients atteints par ce type de maladie, le système immunitaire attaque les oligodendrocytes, ce qui conduit à l'amincissement de la couche de myéline affectant ainsi la capacité des neurones à conduire les signaux électriques correctement. La capacité de pouvoir induire la reprogrammation de cellules souches neurales afin de créer de nouveaux oligodendrocytes représente un espoir thérapeutique important pour cette maladie.

Pour en savoir plus, contacts :
- sur l'étude :
http://www.nature.com/neuro/journal/vaop/ncurrent/abs/nn.2148.html
- sur Fred Gage : http://www.salk.edu/faculty/faculty_details.php?id=23
Source :
- Salk researchers reprogram adult stem cells in their natural environment, EurekAlert, June 29, 2008 :
http://www.eurekalert.org/pub_releases/2008-06/si-srr062708.php
- Adult stem cells reprogrammed in their natural environment, ScienceDaily, July 1, 2008 : http://www.sciencedaily.com/releases/2008/06/080630093621.htm
Rédacteur :
Camille Arnaud,
deputy-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org - Mireille Guyader, attache-sdv.mst@consulfrance-losangeles.org 
Origine : BE Etats-Unis numéro 130 (4/07/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55237.htm
par René et Fany publié dans : génétique
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Jeudi 10 juillet 2008

Japon: un robot parcourt les bureaux pour déloger les workaholics




                       http://www.cyberpresse.ca/article/20080704/CPINSOLITE/80704030/5406/CPINSOLITE
 
Le vendredi 04 juil 2008

Agence France-Presse
Tokyo

Un robot de surveillance va patrouiller la nuit dans les bureaux d'une entreprise japonaise pour faire la chasse aux salariés qui travaillent trop, a annoncé vendredi Alsok, une société de sécurité privée japonaise créatrice de ce colosse monté sur roulettes.

La firme nippone de fourniture de services à domicile et location de matériels divers Duskin est la première à faire l'acquisition de cet inspecteur cybernétique capable de faire le tour d'une entreprise aux heures nocturnes pour y détecter d'éventuelles anomalies. Il sait même prendre seul un ascenseur pour explorer tous les étages.

Ce vigile «mécatronique» de dernière génération sait aussi repérer dans les bureaux la présence de salariés aux heures tardives et leur demander leur identité.

Chaque employé pris sur le fait doit présenter son badge nominatif devant un lecteur installé sur le ventre du robot, lequel enregistre le nom de l'individu concerné et l'heure à laquelle il a été contrôlé.

Duskin compte utiliser la vigilance permanente du robot corvéable et incorruptible pour mieux contrôler le nombre et le coût des heures supplémentaires effectuées par ses employés. Au Japon, les salariés déclarent eux-mêmes le nombre d'heures supplémentaires effectuées, qui sont payées par l'entreprise.

Le robot d'Alsok est proposé en location pour la somme de 390 000 yens (3665$ CAN) par mois.
par René et Fany publié dans : Robotique
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