Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 15:15

 

                   Vers une tomate mauve

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20061108/CPACTUEL03/61108059/5094/CPACTUEL03


Le mercredi 08 novembre 2006

Stéphanie Bérubé <
mailto:sberube@lapresse.ca>

La Presse

Des chercheurs américains travaillent à produire la
parfaite tomate mauve. Pourquoi la création d'une
nouvelle tomate est-elle si importante? Parce que sa
couleur lui viendrait d'une importante concentration
d'anthocyanines, des pigments qui ont des propriétés
antioxydantes.

Ce qui placerait tout de suite la tomate magique dans
la catégorie des aliments curatifs, ceux que les
consommateurs soucieux de leur santé s'arrachent. On
la voit déjà en salade de tomates multicolore.
Appétissant.

 

Par René et Fany - Publié dans : technologie et société
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 09:32

                       Du blé encore plus riche



                 http://sciences.nouvelobs.com/sci_20061124.OBS0353.html

Sciences de la vie

Le blé s'est appauvri au cours de la domestication: les grains aujourd'hui cultivés pour fabriquer le pain ou les pâtes contiennent moins de protéines, de zinc et de fer que ceux des espèces sauvages, expliquent des chercheurs dans la revue Science. Grâce à l'hybridation, ils ont créé une nouvelle variété qui contient 10% à 15% de nutriments en plus et espèrent la mettre rapidement sur le marché américain.

L'équipe de Jorge Dubcovsky (University of California, Wheat Coordinated Agricultural Project, USA) a
identifié un gène, TaNAM, impliqué dans la
mobilisation des nutriments à travers la plante au moment où la graine mature. Grâce à la technique de l'ARN interférent, qui permet de bloquer l'expression
d'un gène, les chercheurs ont pu vérifier que le TaNAM
était à lui seul capable d'accélérer la maturité des grains et d'augmenter leur teneur en protéines, zinc et fer.

Dubcovsky et ses collègues ont constaté que ce gène était inactif chez les variétés cultivées pour le pain et les pâtes. Ils supposent que cette fonction s'est perdue au cours de la domestication, lorsque l'homme a
sélectionné certaines variétés. Le gène peut être réintroduit sans passer par la technique du transfert
de gène, explique Dubcovsky, l'hybridation suffit.

Les déficiences en protéines, fer et zinc étant fréquentes dans les pays pauvres ou en développement, surtout chez les enfants, cette nouvelle variété de blé permettrait de lutter contre la malnutrition, espèrent les chercheurs. Pour être adaptée aux conditions locales, cette variété enrichie doit être conçue avec les variétés domestiques locales. Le gène
fait l'objet d'un brevet, mais les semences sont publiques, précise Jorge Dubcovsky.

Cécile Dumas

                

 

Par René et Fany - Publié dans : Nouvelles Scientifiques
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Mercredi 29 novembre 2006 3 29 /11 /Nov /2006 09:41
                            Un coton plus comestible

   http://sciences.nouvelobs.com/sci_20061121.OBS9954.html


                           Sciences de la vie



Les graines de coton normales (en haut) contiennent un pigment toxique, dont sont débarrassées les graines modifiées par l'ARNi (en bas). (PNAS)
   Une fois que les fibres de coton ont été vendues à l'industrie textile, il reste d'énormes quantités de graines très riches en protéines.  L'homme ne peut pourtant pas les consommer telles quelles car elles contiennent un pigment toxique, le gossypol. Des chercheurs affirment aujourd'hui avoir
trouvé le moyen de débarrasser la graine du gossypol sans priver la plante de cette arme de défense contre certains ravageurs.

L'équipe de Keerti Rathore (Texas A & M University, USA) a mis à profit le mécanisme de l'ARN interférent, qui permet de faire taire un gène, pour bloquer la synthèse du gossypol dans les graines de la plante. De précédentes tentatives, dans les années 50 et 60, pour produire un coton non toxique avaient échoué car les plantes privées de gossypol de la tige aux feuilles étaient vulnérables. Avec l'ARNi, la production de gossypol n'est bloquée que dans les graines, pas dans le reste de la plante, et la modification est transmissible.

Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans les PNAS, estiment que 44 millions de tonnes de graines de
coton sont produites chaque année dans le monde, et pourraient nourrir 500 millions de personnes. A l'heure actuelle une partie des graines est destinée à l'alimentation des
ruminants, dont le premier estomac (le rumen), neutralise le gossypol. Il existe
également des procédés chimiques qui permettent d'éliminer le pigment pour fabriquer de l'huile végétale.

Les graines de coton sans gossypol pourrait être directement consommées par les agriculteurs ou revendues vec une meilleure plus-value, estiment leschercheurs. La filière coton connaît une grave crise : les ours ont chuté et beaucoup de cultivateurs, en afrique u en Inde, se sont appauvris. D'autant qu'il s'agit 'une culture coûteuse, qui nécessite beaucoup d'eau etd'importantes quantités de produits hytosanitaires. Plus de 25% des variétés de coton cultivéesdans le monde sont génétiquement modifiées.

Cécile Dumas
(21/11/06)

Par René et Fany - Publié dans : Nouvelles Scientifiques
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