Science et éthique

Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 14:10
      Quel réchauffement planétaire ? Il est terminé

http://www.alterinfo.net/Quel-rechauffement-planetaire-Il-est-termine_a22139.html?PHPSESSID=b9f574ca1c0bcd787ce81c53d4ad88c8

Global Research, Phil Brennan, 22 juillet 2008

La réalité : Toute l'histoire du monde montre que, période après période,cette planète qui est la nôtre a connu des cycles de réchauffement et de refroidissement. Un siècle de léger réchauffement mondial, environ un demi-degré, a pris fin en 1998.

????Les faits : Ce siècle a vu s'installer un refroidissement mondial. En 2008, dans la majorité de l'hémisphère nord, hormis en Europe Occidentale, est apparu ce que la plupart des scientifiques disent être le plus dur hiver depuis des décennies.

????Malte, Israël, la Chine et New Delhi en Inde, ont été soumis à des records de basses températures. Selon Reuters, en Afghanistan plus de 900 personnes et 316.000 têtes de bétail sont mortes suite au froid glacial.

????Dans une lettre adressée à Ban Ki Moon, Secrétaire Général des NationsUnies, 13 scientifiques de haut niveau, dont un prix Nobel, ont souligné le fait que, si le niveau de CO2 a continué à augmenter, la température mondiale moyenne a baissé d'une façon spectaculaire, contredisant l'allégation d'un réchauffement mondial provoqué par le niveau de CO2. Ils ont écrit que la Commission de l'ONU sur le Changement Climatique « doitêtre convoquée pour s'expliquer et cesser ses pratiques trompeuses : Les mesures basées sur de la science mensongère doivent être arrêtées. »

????Le météorologue Anthony Watts a dit que l'étendue du refroidissement total varie de 0,65 à 0,75°C, une valeur assez grande, dit-il, pour annuler la quasi-totalité du réchauffement enregistré dans les 100 dernières années.

????Lors d'une conférence de presse tenue à Orlando, en Floride, John L. Casey, directeur du Centre de Recherche Spatial et Scientifique (SSRC), a publié une déclaration marquante sur le changement climatique.

????Dans un avis repris par de nombreux scientifiques autour du globe, le SSRC déclare aujourd'hui que le réchauffement climatique mondial de ces dernières décennies est désormais arrivé à son terme. Une nouvelle ère climatique est déjà entamée, amenant des températures mondiales en majorité plus froides pour de nombreuses années dans l'avenir. Dans quelques années ce nouveau climat produira une météo dangereusement froide avec des effets néfastes dans le monde entier. Le réchauffement planétaire est terminé ; une nouvelle période froide a commencé.

????Les faits : L'absence d'activité des taches solaires augure du début d'un refroidissement mondial. Le nombre de taches solaires devrait approcher la centaine ; au lieu de cela leur nombre est nul.

????« Le niveau de l'activité sur le Soleil diminuera sensiblement dans la prochaine décennie et restera bas pendant environ 20 à 30 ans, » a déclaré Ian Wilson, auteur principal d'une étude paru dans le numéro de Juin de PASA, Publications de la Société Astronomique de l'Australie .

????Le résultat est une forte et rapide poussée du froid à l'échelle planétaire, a dit Wilson. « Chaque fois que le Soleil s'est comporté ainsi dans le passé, la température moyenne mondiale a baissé de 1 à 2°C. »

????« Une chute de 2°C serait deux fois plus grande que la totalité du réchauffement planétaire connu depuis le début de l'ère industrielle, et assez importante pour avoir un impact sur la production agricole mondiale. »

????Vous saisissez ? Le réchauffement mondial, tel qu'il a été, est terminé.
C'en est fini de lui. Il est foutu.

????Cela, toutefois, n'a pas réussi à refroidir l'enthousiasme des alarmistes du réchauffement planétaire. Cela a, à la place, alimenté une avalanche d'affirmations souvent ridicules sur l'imminence d'un désastre planétaire dû à un présumé réchauffement mondial. Comme John Coleman, météorologue et fondateur de Weather Channel, l'a dit, tout ce que les partisans du réchauffement planétaire peuvent faire c'est de suggérer à contrecour que le réchauffement mondial est allé en vacance et fait une interruption de dix ans à cause de l'absence de taches solaires. « Si ce n'était pas si grave, ce serait ridicule, » a déclaré Coleman.

????« C'est la plus grande arnaque de l'histoire, » a-t-il déclaré. « J'en suis ébahi, consterné et très blessé. Le réchauffement mondial est une mystification. Quelques infâmes scientifiques avec des motifs environnementaux et politiques manipulent depuis longtemps les données scientifiques pour créer par allusion (sic) un rapide réchauffement planétaire. D'autres scientifiques du même type d'environnement farfelu ont sauté dans le cercle pour soutenir et élargir la '' recherche '' afin
d'améliorer encore les affirmations totalement tendancieuses et fausses d'un réchauffement mondial. Leurs amis au gouvernement ont détourné d'énormes subventions de recherche de manière à maintenir la marche du mouvement, qu'ils prétendront bientôt être consensuel. »

????Pourtant, le rythme se poursuit, et devient plus ridicule, avec un membre du Congrès disant réellement à une bande d'enfants que le réchauffement planétaire a provoqué l'ouragan Katrina et entraîné la mort d'Étasuniens dans le Blackhawk Down [*] adopté en Somalie. Il a oublié de
mentionner qu'il a aussi provoqué des caries, des odeurs corporelles et de la transpiration aux aisselles.

????Le réchauffement planétaire est clairement terminé, encore qu'Al Gore et ses acolytes persistent à nous avertir d'un réchauffement de la planète même quand elle s'acharne à devenir plus froide.

????Une définition de la folie est la compulsion à répéter encore et encore la même erreur tout en attendant un résultat différent et couronné de succès.

????Si cela suggère qu'Al Gore et ses collègues mythomanes du réchauffement planétaire sont des cinglés, eh bien, . . .

????Phil Brennan est un ancien journaliste qui écrit pour NewsMax.com. Il est rédacteur en chef et éditeur de Wednesday on the Web et a été chroniqueur à Washington pour le magazine National Review dans les années
60.

Original : globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9644
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 09:27

 

           La question de la vie de plus en plus au coeur de la science

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20070821/CPSCIENCES/70821054/1020/CPSCIENCES




Le mardi 21 août 2007

Seth Borenstein

Washington

Qu'est-ce que la vie? De nombreux scientifiques sont confrontés à cette grande question, à l'heure où leurs recherches les amènent de plus en plus à la manipuler, la rechercher sur d'autres planètes ou même à la créer
en laboratoire.

Cette interrogation est alimentée par de récentes avancées. Cet été, des scientifiques de l'Institut Craig Venter, dans la banlieue de Washington, qui ont
joué un rôle clé dans le séquençage du génome humain, ont remplacé l'ADN d'une bactérie par celle d'une autre, modifiant ainsi son identité génétique.

Aujourd'hui, ce centre de recherches souhaite déposer un brevet pour une bactérie entièrement nouvelle qui serait créée en insérant des gènes dans une cellule évidée provenant de l'appareil urinaire d'un insecte.
L'institut parle de ses travaux comme d'une «modification de la vie pour en trouver de nouvelles formes».

D'autres équipes de recherche dans le monde vont plus loin, tentant de créer la vie à partir de substances chimiques en imitant les conditions de son apparition
sur Terre. Et elles estiment pouvoir réussir d'ici trois à dix ans.

Selon ces chercheurs, de nouvelles formes de vie conçues par l'homme signifieront de nouvelles sources d'énergie, des mécanismes d'assainissement de l'environnement et des médicaments salvateurs. D'autres estiment qu'une telle percée permettrait de comprendre comment la vie est apparue sur Terre.

Les scientifiques pensent généralement que pour qu'il y ait de la vie, il faut une cellule dotée d'un matériel génétique, qui soit capable de se reproduire,
de transformer de la nourriture en énergie et d'évoluer par la sélection naturelle. Mais les choses ne sont pas si simples.

Le mois dernier, l'Académie nationale des sciences aux États-Unis a publié un rapport sur la «vie étrange», appelant la Nasa à ne pas se focaliser sur l'eau.
«Alors que la recherche de la vie dans le système solaire s'étend, il est important de savoir quoi chercher exactement», souligne le document. Le même rapport exhorte l'agence spatiale américaine à ne pas être «obsédée par le carbone» dans sa quête d'une vie extraterrestre, même si cet élément est souvent considéré comme fondamental pour la vie sur Terre.

Et puis, il y a la vie artificielle. Ray Kurzweil, un «futurologue» réputé, qui conseille des personnalités comme Bill Gates, pense que d'ici 2029 une machine
sera capable de passer un test d'intelligence en donnant le même genre de réponses qu'un humain.

«Un changement gigantesque pourrait se produire si les robots continuent à être développés jusqu'au point où ils pourraient se reproduire, s'améliorer ou s'ils gagnent en intelligence artificielle», affirme une étude de 2006 commandée par le bureau scientifique du gouvernement britannique. Dans ce rapport, la
situation des robots est même comparée à l'émancipation des esclaves...

De nombreux experts conviennent que définir la vie ne sera pas aisé, mais cette question sera au cours du siècle au coeur d'un débat politique et sociétal aussi
important que l'avortement ou la recherche sur les cellules souches embryonnaires, prédit Art Caplan, spécialiste de la bioéthique à l'université de
Pennsylvanie.

L'institut Venter rejette les accusations selon lesquelles les scientifiques se prendraient pour Dieu. Un des chercheurs qui tentent de créer la vie à partir
de zéro, Mark Bedau, dit toutefois comprendre ces inquiétudes.

Professeur de philosophie à l'université Reed dans l'Oregon, il dirige également l'entreprise de biologie synthétique ProtoLife à Venise, en Italie. Son équipe
et d'autres tentent de produire des organismes unicellulaires à partir de composés chimiques et une première étape clé pourrait être bientôt franchie:
créer une membrane pour la cellule.

«Nous faisons des choses qui étaient considérées par certains comme étant du ressort de Dieu, comme créer de nouvelles formes de vie», souligne M. Bedau. «Jouer à Dieu est une bonne chose tant qu'on le fait de manière responsable», ajoute-t-il en évoquant la perspective de progrès importants.

Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /Avr /2007 16:09
La pratique du "bébé-médicament" peut être mise en oeuvre en France

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-850042,0.html?

xtor=RSS-3244


LE MONDE | 28.12.06 | 16h36  .  Mis à jour le 28.12.06
| 17h02 

Plus de deux ans après sa promulgation, la loi de bioéthique du 6 août 2004 commence à entrer dans les faits. C'est ainsi que l'une de ses dispositions les
plus importantes et les plus contestées - dans les milieux proches de l'Eglise catholique notamment -, la pratique dite du "bébé-médicament", va pouvoir
commencer à être mise en ouvre par les équipes spécialisées autorisées à effectuer des diagnostics préimplantatoires (DPI).

L'Agence de biomédecine a explicité, mercredi 27 décembre, les termes d'un décret relatif au diagnostic prénatal et au DPI, paru au Journal officiel du 23
décembre. Ce décret était attendu avec impatience par les équipes médicales et scientifiques concernées, qui redoutaient que certains proches collaborateurs de Dominique de Villepin, aux convictions religieuses bien ancrées, ne fassent pression pour retarder autant que possible la publication de ce texte, qui avait été ardemment défendu par le député Pierre-Louis Fagniez (UMP, Val-de-Marne), rapporteur de la loi de bioéthique de 2004.

La pratique du "bébé-médicament" constitue une nouvelle étape dans la jeune histoire du DPI. Autorisé par les lois de bioéthique de 1994, ce dernier a commencé à être mis en ouvre en France au début des années 2000. Il consiste à analyser le patrimoine génétique d'embryons conçus in vitro à partir des
cellules sexuelles de couples présentant un risque de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique grave et incurable.

SOIGNER UNE SOUR OU UN FRÈRE AÎNÉ

Les embryons porteurs de l'anomalie génétique sont détruits, mais peuvent aussi, depuis peu, être utilisés à des fins de recherches. Environ 150 DPI
sont aujourd'hui pratiqués chaque année, en France, par les trois centres autorisés (Paris-Clamart, Strasbourg et Montpellier). Ils aboutissent à une
trentaine de naissances.

Le DPI pourra dorénavant être utilisé non seulement pour faire naître des enfants sains dans des familles à risques, mais aussi pour faire naître des enfants correspondant à des caractéristiques biologiques très précises. Il s'agit, dans ce cas, de faire en sorte que ces enfants, au moment de leur naissance, puissent fournir des cellules-souches, prélevées dans le sang du cordon ombilical, afin de soigner une sour ou unfrère aîné souffrant de certaines formes d'affections malignes du sang.

L'Agence de biomédecine précise que ce dispositif est mis en ouvre "à titre expérimental", les autorisations ne pouvant être données que si les dossiers présentés répondent à une série de critères, au premier rang desquels figure "le caractère incurable de la maladie entraînant le décès dès les premières années de la vie". Une telle pratique est d'ores et déjà autorisée en Grande-Bretagne, en Belgique, en Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis. Elle est, en revanche, prohibée dans de nombreux pays européens, parmi lesquels l'Italie et l'Allemagne.

Outre le fait qu'elle marque une nouvelle étape dans le processus de réification de l'embryon humain, les opposants à cette pratique mettent en avant les
conséquences psychologiques chez les enfants qui apprendront qu'ils n'ont été conçus et sélectionnés in vitro que dans le but de soigner leur frère ou leur
sour. A l'inverse, ses partisans insistent sur les nouvelles perspectives thérapeutiques ouvertes et rappellent que les couples concernés auront donné, par écrit et à plusieurs reprises, leur consentement.

Un second décret d'application de la loi de bioéthique, également paru au Journal officiel, concerne les dons de cellules sexuelles (ou gamètes) et l'assistance médicale à la procréation (AMP). Ces pratiques seront dorénavant placées sous l'autorité de l'Agence de biomédecine. En 2004, sur près de 800 000 naissances, on recensait environ 12 300 enfants issus de fécondation in vitro et 5 600 enfants issus de l'insémination artificielle.

L'Agence de biomédecine sera aussi chargée d'autoriser ou non les "déplacements transfrontaliers" d'embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation. Il s'agit d'éviter les trafics et, notamment, de faire
en sorte que l'AMP ne puisse, sur le sol français, bénéficier à des couples qui ne soient pas composés, comme le veut la loi, "d'un homme et d'une femme en
âge de procréer".

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 29.12.06

Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 14:20

Lundi 09 Octobre 2006 L'affaire Allègre



http://www.climat-sceptique.com/article-4112905.html



Claude Allègre, prix Crafoord, médaille d'or du CNRS et ancien ministre de la Recherche a exprimé son scepticisme sur les causes du réchauffement climatique. Mal lui en a pris, puisqu'il s'est attiré les foudres de climatologues de renom alertés par la vigilance d'un journaliste (Sylvestre Huet). Hélas, ceux qui se sont posés en défenseur de l'exactitude scientifique dans cette affaire ont omis de rappeler deux ou trois vérités à leurs concitoyens. Explications.

Dans un éditorial de l'Express paru voici deux semaines, Claude Allègre (photo) raille les « Cassandre du réchauffement ». En prenant deux exemples : la fonte du Kilimanjaro indûment attribuée au réchauffement climatique anthropique et la bonne santé de l'Antarctique, contraire aux prédictions de fonte des pôles faisant régulièrement la une des médias. Malheureusement emporté par sa fougue, l'ex-ministre de la Recherche s'emmêle quelque peu dans ses références. Ce qui est noté par le journaliste (Libération) Sylvestre Huet, auteur d'une cinglante réponse au ministre et organisateur d'une riposte qui va par la suite impliquer un certain nombre de climatologues de renom.

Le Kilimanjaro et le réchauffement : si l'on entrait dans les détails ? Dans sa réponse, S. Huet pose notamment : « Claude Allègre débute sa chronique en citant les 'photos spectaculaires' de Yann Arthus-Bertrand du Kilimanjaro - sommet africain - dont la couverture de glace est en voie de disparition. Puis critique l'attribution de cette évolution au réchauffement climatique en cours, un 'refrain', ironise t-il. Claude Allègre cite un article 'dans la revue Nature', où 'des chercheurs français ont montré que cette désertification (responsable de la disparition des glaces du Kilimanjaro) était largement due à des mouvements tectoniques responsables de la remontée progressive du continent africain, modifiant la circulation météo. L'effet de serre n'a aucun rôle majeur là-dedans'. Il n'y a pas d'article sur ce sujet dans les dernières livraisons de Nature. [.]
Allègre manipule le texte, trompe ses lecteurs. »

Les remarques de S. Huet sur l'erreur de source sont exactes. Mais là où Huet trompe à son tour ses lecteurs, c'est quand il oublie de leur préciser que la fonte du mont Kilimanjaro n'est probablement pas liée aux émissions humaines de gaz à effet de serre. C'est-à-dire que Claude Allègre avait raison sur le fond quoique tort sur la forme. Ainsi, les recherches les plus récentes (Cullen 2006, Kaser 2004, Kaser 2005, Mölg 2003, Mölg 2006) ont établi les faits suivants :
-    la perte des glaces du Kilimanjaro est un phénomène étalé depuis le début des mesures (vers 1905) dont les fluctuations ne sont pas corrélées au réchauffement de l'atmosphère ambiante (la période 1989-2003 a ainsi le plus faible rythme de fonte depuis un siècle, malgré le « réchauffement sans précédent » de ces deux dernières décennies) ;
-    les deux facteurs les plus importants pour la dynamique des glaces tropicales en Afrique de l'est sont l'insolation des versants (liée à la nébulosité) et surtout l'humidité ;
- l'humidité de cette zone a connu une brusque chute vers 1880 (bien avant l'effet de serre anthropique), probablement due à une modification du mode zonal de l'Océan indien.

Bref, rien ne rapproche le comportement du Kilimanjaro de l'effet de serre anthropique, sinon une certaine vulgate catastrophiste cherchant des symboles évocateurs pour convertir les masses à son obsession carbonique. D'autres travaux sur d'autres glaciers tropicaux (Georges 2004 au Pérou, Polissar 2006 au Venezuela) ont d'ailleurs montré soit que les rythmes des fontes étaient plus élevés dans les années 1920 à 1940 qu'aujourd'hui, soit que la dynamique glaciaire suit avant tout depuis 1000 ans la dynamique du soleil, et non celle du CO2.

L'Antarctique et les modèles : un article mal interprété de part et d'autre
Huet en vient ensuite au deuxième point, l'Antarctique. Citons-le : « Le géophysicien ne s'arrête pas là. Et cite un 'important article d'une série d'éminents glaciologues (qui) montre que, en trente ans, le volume des glaces antarctiques n'a pas varié'. Ce qui, poursuit-il, met en cause l'idée selon laquelle 'si un réchauffement général à lieu, il sera beaucoup plus important près des pôles qu'à l'équateur'. Or, cet article ne porte pas sur le volume des glaces de l'Antarctique mais sur la mesure de la quantité de neige qui y est tombée depuis 1958. Les auteurs notent qu' 'il n'y a pas de changement statistiquement
significatif dans les chutes de neige depuis les années 1950, indiquant que les précipitations sur l'Antarctique ne peuvent pas atténuer la montée du niveau de l'océan mondial comme cela était espéré, malgré le réchauffement récent durant l'hiver de l'atmosphère au dessus (de l'Antarctique, ndlr)'. Les climatologues n'ont en effet jamais envisagé que le réchauffement général et au-dessus de l'Antarctique, se traduise par une diminution du volume de la calotte antarctique mais par une augmentation, à l'horizon 2100, en raison de chutes de neiges plus importantes. »

Cette correction n'est là encore qu'à demi-exacte. Car l'article en question de Monaghan et al. va justement à l'encontre des prédictions des modèles dont S. Huet se fait l'écho. On peut notamment y lire : « If anything, our 50-year perspective suggests that Antarctic snowfall has slightly decreased over the past decade, while global mean temperatures have been warmer than at any time during the modern instrumental record [.] It may be necessary to revisit GCM assessments that show increased precipitation over Antarctica by the end of this century in conjunction with projected warming (29). » (Cette note 29 renvoie au rapport du GIEC 2001). Traduction rapide : les précipitations neigeuses sont stables ou ont légèrement baissé alors que les températures ont augmenté sur cette zone ; il est nécessaire de revoir la copie de nos modèles qui prévoient le contraire. Claude Allègre avait tort de citer cet article comme un
contre-exemple du réchauffement actuel. Mais ses détracteurs ont tort à leur tour de le citer comme un exemple de la qualité de prévision des modèles. Car c'est tout le contraire.

Sur cette question de l'Antarctique, nous renvoyons nos lecteurs à notre
synthèse montrant que les mesures de cette région sont parfois contradictoires et doivent de toute façon être interprétées avec la plus grande prudence. Ainsi qu'à ce travail récent de l'équipe de Winnikov (2006) considérant que nous sommes toujours dans le cadre de la variabilité naturelle en Antarctique comme en Arctique.

Les climatologues en colère : inquiets pour leurs crédits ?Nouvel épisode de cette affaire Allègre : une lettre ouverte émanant de plusieurs scientifiques circule. Et non des moindres puisqu'elle est notamment signée par trois grands patrons de labo : Michel Fily (directeur du Laboratoire de Glaciologie et de Géophysique de l'Environnement), Jean Jouzel (Directeur de l'Institut Paul- Simon Laplace, IPSL), Thomas Stocker (directeur du Laboratoire Physique du
Climat et de l'Environnement).

Quel extraordinaire déploiement d'énergie pour un article somme toute banal dans un hebdomadaire généraliste ! La communauté des climatologues a visiblement choisi de jouer à fond la carte politico-médiatique. Il est vrai que cette carte est pour l'instant gagnante puisqu'elle a permis d'appréciables gains de financements publics depuis le premier rapport du GIEC. Comme Lionel Jospin venait d'annoncer son retrait à la course à la présidence, la perspective de voir Claude Allègre revenir au ministère de la Recherche s'éloignait. On entend encore le grand « ouf » de soulagement chez les modélisateurs du réchauffement anthropique.

Cette lettre ouverte des chercheurs reprend à peu près les arguments de
Sylvestre Huet et ne précise pas plus la réalité du Kilimanjaro ni l'erreur des modèles suggérée par Monaghan et al. C'est un peu dommage pour des scientifiques dont le rôle est de donner aux citoyens tous les éléments objetifs pour juger une question. Surtout quand ils écrivent eux-mêmes : « On pourrait s'attendre à ce qu'un chercheur 'éminent', ancien ministre de la recherche et académicien, donne une information d'expert scientifique responsable et non une information tronquée, presque partisane et fausse, surtout lorsque cela concerne un sujet sociétal. » Eh bien chiche, arrêtons un peu les informations « tronquées et partisanes », donnons pour chaque thématique du réchauffement les différentes mesures et hypothèses en présence. On s'apercevra aisément
que le « consensus » des chercheurs sur le réchauffement anthropique est
un mythe ne correspondant pas à la réalité des publications scientifiques actuelles.

Revenons ainsi à la supposée information exacte et complète de nos chercheurs. Pour répondre à l'insouciance de Claude Allègre, ils citent une étude récente (Velicogna 2006) indiquant que «  la perte de glace [au Groënland] est passée de 90 à 220 kilomètres cubes par an » - preuve bien sûr de la catastrophe imminente si nous ne faisons rien.

Les chiffres sont impressionnants, le contexte l'est un peu moins. Cette perte de glace est mesurée par une mission satellitaire (GRACE) lancée en 2002, voici donc cinq ans seulement. Aucun scientifique sérieux ne dira que des mesures sur cinq années permettent d'établir une quelconque tendance climatique. Ainsi, les températures actuelles du Groënland sont plus fraîches qu'elles ne l'étaient au cours des décennies 1930-1940. Et le cercle arctique est connu pour ses fluctuations rapides et amples à l'échelle des décennies, des siècles et des millénaires. D'innombrables travaux ont déjà montré que la région était plus chaude qu'elle ne l'est aujourd'hui au cours du Holocène. A l'époque où le réchauffement anthropique était évidemment insignifiant (voir notre synthèse à ce sujet ainsi que ce papier récent sur les températures estivales du
Groënland depuis un siècle).

Canicule-réchauffement : mais quel expert du GIEC ferait donc le lien ?
Les auteurs de la lettre ouverte à Claude Allègre ajoutent enfin cette étrange précision  dans leur missive : « Dans sa chronique, Claude Allègre persiste à mettre en doute le rôle de l'activité humaine dans le changement climatique actuel. Il pourrait s'appuyer sur les conclusions présentées par le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat. Quel expert de ce GIEC a pu faire une relation directe entre les températures en France durant les mois de juillet et août de cette année 2006 et l'évolution du climat sur les dernières décades ? »

Nos grands climatologues semblent donc suggérer qu'un expert du GIEC n'aurait pas l'imprudence d'associer un mois de température en France et le réchauffement climatique. Or en pleine canicule de juillet dernier, l'information suivante circulait un peu partout (AFP) : « Le dérèglement est en marche, il n'y a aucun doute, on est au début du processus », a déclaré à l'AFP Hervé Le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). [...] « On peut s'attendre à des canicules plus
fréquentes ou plus fortes du fait de la tendance générale à la hausse des températures liée aux émissions de gaz à effet de serre », a estimé M. Le Treut. Le même Hervé Le Treut (auteur du GIEC, bien sûr) qui déclarait également à l'agence d'information anglaise IPS : « We are observing and suffering the first effects of global warming. The emissions of greenhouse gases, such as carbon dioxide, are leading to higher temperatures all over the world, but these are observed in an irregular manner across the continents. The global weather is clearly disturbed. »

MM. Fily, Jouzel et Stocker ont donc la réponse à leur question : M. Le Treut, expert du GIEC, a fait un lien direct entre un événement météorologique (canicule de juillet) et une hypothèse climatologique (réchauffement anthropique). Compte-tenu des pratiques habituelles des médias alarmistes, on peut accorder à M. Le Treut le bénéfice du doute et considérer que ces propos ont été extraits de leur contexte. Mais cela montre au minimum le danger auquel s'expose une science climatique ayant accepté de jouer la carte de la médiatisation et de la politisation depuis la naissance du GIEC.

Conclusion   
Dans sa chronique de l'Express, Claude Allègre a exprimé son scepticisme
en matière climatique, mais commis quelques erreurs de référence. Dont
acte. Pour autant, la réaction de ses détracteurs fut largement disproportionnée. Se drapant de la toge de l'exactitude scientifique,
ils se sont bien gardés de statuer sur le fond des problèmes abordés par Claude Allègre : la fonte de Kilimanjaro est très probablement indépendante du réchauffement climatique d'origine anthropique, auquel elle n'est nullement corrélée dans sa dynamique ; les prévisions des modèles climatiques à l'échelle régionale restent d'une grande médiocrité, en Antarctique comme ailleurs ; le comportement actuel de l'Arctique doit être pondéré par les fluctations fréquentes et importantes de cette région, qui a connu déjà des réchauffements plus imporants en dehors de l'influence de l'effet de serre anthropique.

Sous couvert de corriger Claude Allègre, le processus d'étouffement systématique de la raison critique poursuit donc son oeuvre dans le domaine climatique. Mais comme nos lecteurs le savent, les faits sont heureusement plus têtus que les modèles.


Références
Cullen, N.J., et al. (2006), Kilimanjaro glaciers: Recent areal extent
from satellite data and new interpretation of observed 20th century
retreat rates, Geophysical Research Letters, 33, 10.1029/2006GL027084.
Georges, C.  (2004),  20th-century glacier fluctuations in the tropical
Cordillera Blanca, Peru,  Arctic, Antarctic, and Alpine Research, 35,
100-107.
Kaser G. et al. (2004), The behavior of modern low-latitude glaciers,
Past Global Changes News, 12, 1, 15-17.
Kaser G. et al. (2005), Low-latitude glaciers: Unique global climate
indicators and essential contributors to regional fresh water supply. A
conceptual approach. In: Huber, U., H. K. M. Bugmann, and M. A. Reasoner
(ed.), Global Change and Mountain Regions: A State of Knowledge Overview,
Kluwer: New York, vol. 23., 185-196.Mölg, T. et al. (2003),
Solar-radiation-maintained glacier recession on Kilimanjaro drawn from
combined ice-radiation geometry modeling, Journal of Geophysical
Research, 108, D23, 4731, doi:10.1029/2003JD003546.
Mölg T. et al. (2006), Indian Ocean zonal mode activity in a
multicentury integration of a coupled AOGCM consistent with climate
proxy data, Geophysical Research Letters, 33, L18710,
doi:10.1029/2006GL026384, 2006
Monaghan A.J. et al. (2006), Insignificant change in Antarctic snowfall
since the International Geophysical Year, Science, 313, 827-831
Polissar, P.J. et al. (2006), Solar modulation of Little Ice Age climate
in the tropical Andes, Proceedings of the National Academy of Sciences
USA, 103, 8937-8942
Velicogna I., J. Wahr (2006), Acceleration of Greenland ice mass loss in
spring 2004, Nature, 443, 329-331
publié par Charles Muller dans: Actualités / Brèves

Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 10:30
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Un code éthique des robots est élaboré en Corée du Sud

 
[07/03 - 11h41]
 
Présentation du robot "Hubo 1" en Corée du Sud le 23 février 2005
 

La Corée du Sud élabore un code éthique pour les robots, afin d'éviter qu'ils soient victimes d'abus par les hommes, ou vice versa, a-t-on appris mercredi de source officielle.

La "Charte éthique des robots" devrait être adoptée cette année, a précisé le ministère sud-coréen du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie. Elle en cours d'élaboration par un comité regroupant des experts, des futurologues et un écrivain de science fiction.

"Le gouvernement prévoit d'élaborer des lignes de conduite éthiques sur les rôles et fonctions des robots, car les robots vont développer une vive intelligence dans un avenir proche", a expliqué le ministère dans un communiqué.

Dans les sociétés à la population vieillissante, comme en Corée du Sud par exemple, des robots "pensants" vont devenir très bientôt des "compagnons clefs de l'homme".

Park Hye-young, membre du bureau de la robotique au ministère, a expliqué à l'AFP que le code éthique allait s'inspirer des règles établies dans les années 40 par l'écrivain américain de science fiction, Isaac Asimov : les robots ne doivent pas s'en prendre à des humains ou permettre à des humains de faire du mal; les robots doivent obéir aux humains à moins que cela entre en conflit avec la première loi; les robots doivent assurer leur protection si cela n'entre pas en conflit avec les autres lois.

Le charte se basera également sur une "feuille de route" qui devrait être diffusée le mois prochain à Rome par le Réseau de recherche européen sur la robotique. Ces lignes de conduite visent à assurer le contrôle de l'homme sur les robots, empêcher leur utilisation clandestine, protéger les données acquises par les robots et établir leur identification et leur traçabilité, a précisé Mme Park.

Source : AFP
Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 09:00

Procréation assistée : 53% des Français pour les mères porteuses

 
[07/02 - 16h33] Plus de la moitié (53%) des Français considèrent que les mères porteuses devraient être autorisées en France et 46% qu'une veuve doit "pouvoir être fécondée avec le sperme congelé de son mari", selon une enquête publiée mercredi par l'Agence de la biomédecine.

En cas de difficultés à procréer, 78% des personnes interrogées placent les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP: fécondation in vitro, insémination...) en tête devant l'adoption (32%) ou le renoncement au projet parental (26%), selon les résultats présentés à l'occasion de rencontres parlementaires sur la bioéthique.

Mais 91% désapprouvent le recours à l'AMP pour les femmes de plus de 50 ans, et 72% pour les hommes de plus de 50 ans, précise l'agence dans un communiqué.

55% des Français pensent que seuls les couples hétérosexuels doivent pouvoir bénéficier de l'AMP. 29% sont favorables à ce que des couples homosexuels femmes y aient accès aussi. Pour 38%, une femme seule doit pouvoir en bénéficier.

La grande majorité (79%) reste attachée à l'anonymat du don de sperme ou d'ovocytes et à leur gratuité. "Mais dans le même temps, souligne l'Agence de la biomédecine, une personne sur deux estime que l'enfant doit pouvoir connaître son origine", et 55% des Français se disent favorables à "un défraiement" pour le don d'ovocytes, voire pour 32% à une plus large indemnisation des femmes volontaires.

Hésitant sur la définition de l'embryon (synonyme de foetus ou amas de cellules), 80% des personnes interrogées placent des espoirs de thérapies futures dans la recherche sur l'embryon et la génétique. Environ les deux-tiers sont partisans de donner à la recherche les embryons congelés inutilisés.

Relevant la "très grande confiance dans les scientifiques en ce qui concerne la recherche sur l'embryon" et certaines contradictions dans les réponses, la directrice de l'Agence de la biomédecine Carine Camby a souligné qu'il reste un "gros besoin d'information à faire" pour aider à saisir les enjeux, y compris pour les techniques d'AMP.

Pour 95% des Français, le diagnostic prénatal est une bonne chose. Ils sont également largement favorables (48% "c'est une très bonne chose pour les parents", 36% "une avancée importante pour la médecine") au diagnostic préimplantatoire. Pratiqué après une fécondation in vitro, le DPI est destiné à choisir, en cas de risque de maladie génétique grave, les embryons indemnes pour les implanter dans l'utérus. Pour 13% des personnes interrogées, cela va "trop loin, c'est la porte ouverte à la recherche du bébé parfait" et pour 2,5%, "c'est de l'eugénisme".

Le clonage perçu tantôt comme une technique de reproduction, tantôt comme "un moyen d'obtenir des cellules pour soigner", est massivement rejeté : 91% jugent que cela "va trop loin".

L'enquête a été réalisée entre le 19 décembre et le 29 janvier par l'institut Infraforces auprès d'un échantillon national représentatif de 1.086 adultes.

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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 09:47
Embryons hybrides humain/animal: appel à débat en Grande-Bretagne


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_de_la_vie/20070111.OBS6644/embryons_hybrides_humainanimal_appel_a_debat_en_grandeb.html


CLONAGE

NOUVELOBS.COM | 11.01.2007 | 15:39

Faut-il autoriser la création d'embryons hybrides, à la fois humains et animaux, pour les besoins de la recherche biomédicale? Saisie par des chercheurs, l'autorité de régulation britannique a décidé de convoquer un large débat sur cette question avant de rendre son avis.

L'avis de la HFEA, l'autorité britannique de régulation en matière d'embryologie et de fécondité humaine, était très attendu ce jeudi. Les chercheurs qui veulent utiliser des ovocytes d'origine animale pour créer des embryons à partir d'ADN humain, craignaient un refus. Ils sont en partie soulagés : les experts ne se prononcent pas contre la création de
ces embryons hybrides mais souhaitent que la question soit davantage débattue avec les spécialistes et le public avant de la trancher.

Deux équipes, l'une du Kings College de Londres, l'autre du NESCI (North East England Stem Cell Institute) de Newcastle, ont demandé l'autorisation de créer des embryons en implantant le noyau d'une cellule humaine dans un ovocyte énucléé de vache ou de lapine. L'objectif est d'obtenir un embryon porteur d'une maladie génétique afin de pouvoir étudier son développement dès le début. Les embryons ainsi créés servent à extraire des lignées de cellules souches et sont détruits au bout de deux semaines de développement.

Ce type de recherche est autorisé en Grande-Bretagne à partir d'ovocytes humains. Cependant il est difficile de s'en procurer et les chercheurs ont décidé de contourner l'obstacle en utilisant des ovocytes d'origine animale. L'embryon ainsi obtenu serait à 99% humain et ne conserverait de l'animal que sont ADN mitochondrial (présent dans la cellule et non pas dans le noyau).

En décembre, un document publié par le gouvernement britannique préconisait l'interdiction de ce type d'hybridation. Les chercheurs ont expliqué que l'avenir de ce domaine de recherche était compromis.

Dans l'avis publié aujourd'hui, la HFEA explique que la loi n'interdit pas ces manipulations. Cependant, étant donné le poids des enjeux scientifiques et éthiques liés à cette question, l'autorité préfère organiser une vaste consultation auprès des experts scientifiques, des groupes d'intérêts et du public avant de donner son avis définitif. La consultation devrait s'achever à l'automne 2007.

Cécile Dumas
/Sciences et Avenir.com/
(11/01/07)

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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 09:49
Pas d'interférence, exigent les scientifiques américains


                

                            http://www.sciencepresse.qc.ca/node/15545



29 décembre 2006

Ce ne sont pas quelques centaines, mais plus de 10 000chercheurs américains qui ont signé une déclaration protestant fermement contre l'interférence politique dans le processus scientifique. La déclaration, qui comporte les signatures de 52 lauréats du prix Nobel,
exige une restauration de l'intégrité scientifique aux Etats-Unis.

La liste des signataires, incroyablement diversifiée, comprend des experts dans des secteurs aussi divers que la botanique, la biologie, la physique, le génie mécanique, la recherche médicale, l'informatique, et la sismologie. Plus de la moitié des signataires
possèdent au moins un doctorat.

Selon l'American Union of Concerned Scientists, les données sont mal représentées pour des raisons politiques. Cette association clame que qu'on a demandé à des scientifiques travaillant pour des agences gouvernementales de modifier des résultats afin que ceux-ci correspondent aux politiques s'y rattachant.

L'Union a publié un guide qui documente des dizaines d'allégations récentes de censure et d'interférence politique dans la science, dans des secteurs allant du réchauffement global à l'éducation sexuelle.

L'Union affime que le gouvernement américain a, dans les dernières années, été en mesure de censurer le travail d'agences fédérales telles que l'Environment Protection Agency et la Food and Drug Administation, des géants dans le domaine, parce que le gouverment
républicain n'y voyait pas son intérêt. Ce genre d'activité a semé l'ire des scientifiques américains un peu partout sur le continent, qui souhaitent que le gouvernement cesse cette ingérence qu'ils jugent
néfaste pour le public et les citoyens ordinaires.

 

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Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /Déc /2006 11:10
Explication trouvée aux expériences extra corporelles



http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/faitsdivers/i/20061122:brf058/Experience_extra_corporelle_enfin_expliquee/


Les personnes qui ont eu l'impression de sortir de leur corps ne sont pas toutes victimes d'hallucinations. Selon des recherches menées à l'Université de Genève, elles souffrent d'une perturbation complexe de
coordination, localisée dans le cerveau.

[ats] - Les professeurs Olaf Blanke et Margitta Seeck sont arrivés à cette conclusion en étudiant des formes sévères d'épilepsie. Leurs travaux conduits à la Faculté de médecine de l'Université de Genève et à l'Institut des neurosciences de l'EPFL permettent d'avoir une meilleure connaissance des expériences extra corporelles.

Selon les deux chercheurs, certains de ces phénomènes de "décorporation" ont pour origine un dysfonctionnement du cerveau. Lorsque l'un des cortex est abimé chez une personne, des décalages surviennent et la représentation corporelle devient troublée, explique mercredi l'Université de Genève.

Le cerveau génère alors une image du corps, mais une image délocalisée,
comme projetée sous le corps, en face ou derrière lui. Dans les deux premiers cas de figure, les patients reconnaissent leur propre image, dans le dernier en revanche, ils ressentent une présence autre, sombre et menaçante, note l'Université de Genève.

Ce genre d'illusions sensorielles a fait couler beaucoup d'encre dans le
contexte des expériences dites de mort imminente, rappelle l'Université
de Genève. Grâce aux professeurs Blanke et Seeck "on sait désormais que
ces phénomènes ne portent pas immanquablement la signature de la mort ou du paranormal".

 

Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 08:18

                                      ®

 

 

Sommaire de la synthèse de presse bioéthique du jeudi 9 novembre 2006
 
 
 
 
 
 

 

 

 

Synthèse de presse bioéthique du jeudi 09/11/06

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 Téléthon : appel à la vigilance du diocèse du Var
Téléthon : appel à la vigilance du diocèse du VarLa commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon (Var) a publié une note dénonçant la "stratégie eugéniste" du Téléthon en pointant notamment la pratique du tri sélectif d'embryons. Pour Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique de l'observatoire sociopolitique de l'évêché : "on a vu le résultat de cette stratégie lors de la présentation des bébéthons, nouveau-nés qui sont sains parce que, n'ayant jamais été malades, ils ne sont que les survivants d'avortements programmés in vitro ou in utero".

Christian Cottet, directeur adjoint de l'AFM, affirme que le combat de l'AFM est "un combat pour la vie". Il explique que "plus de 60 % des fonds collectés sont consacrés à la mise au point de thérapies innovantes" et "30 essais thérapeutiques sont en cours" notamment au sein du Généthon et de l'Institut de Myologie.

Yann de Rauglaudre, directeur de la communication du diocèse de Var, explique : "l'an dernier, nous avions déjà averti que des questions d'éthique se posaient. C'est un appel à une plus grande vigilance que nous lançons devant cette grosse machine qui s'enraye car elle n'a pas assez d'exigence éthique".

L'Eglise du Var appelle ses fidèles à financer "une recherche éthique et moderne" et à orienter leurs dons à des organismes ou laboratoires "éthiquement corrects".

Par ailleurs, la Fondation Jérôme Lejeune dans la Lettre à ses donateurs répond aux questions qui lui ont été posées sur les recherches menées par l'AFM et financées par le Téléthon. La Fondation s'appuie sur les publications de l'AFM pour démontrer que certaines recherches sont contraires au respect de la vie humaine (diagnostic préimplantatoire et recherche sur l'embryon notamment). Pour en savoir plus, consultez la Lettre "Information éthique sur le Téléthon 2006".

Par René et Fany - Publié dans : Science et éthique
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