Longévité : Un gène clé découvert
Longévité : une gène clé découvert
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/05/02/003-longevite-gene.shtml
Mise à jour le mercredi 2 mai 2007 à 15 h 20
Pourquoi une restriction calorique assure-t-elle une vie plus longue et une
meilleure forme?
Des chercheurs américains de l'Institut Salk ont étudié un minuscule ver de
laboratoire formé de seulement 1000 cellules, le C.elegans, afin de résoudre
ce mystère.
En fait, une réponse à cette question explique également le vieillissement
humain.
Une autre affaire de gènes
Les biologistes ont cerné le rôle d'un gène-clé, le PHA-4. Ce gène est le seul absolument indispensable pour que la restriction alimentaire agisse sur la longévité. En fait, il régule l'action d'autres gènes. Donner à l'animal 70 % de ce qu'il mange spontanément accroît sa longévité de 20 à 30 %. - Hugo Aguilaniu
Longévité 101
Les chercheurs connaissent deux manières d'augmenter la longévité. La
première est la restriction alimentaire. La deuxième, l'insuline, dont la
manipulation permet de faire vivre deux fois plus longtemps des souris, au
prix de nanisme et de problème de fécondité.
Un ver à l'étude
S'il est soumis à un régime restreint mais équilibré, le ver vit plus longtemps. La restriction provoque un vieillissement harmonieux et
dynamique.
Toutefois, si les chercheurs bloquent le gène, la restriction reste sans
effet.
Si, en revanche, ils augmentent l'influence de ce gène avec un régime
normal, le ver vit aussi plus longtemps. En ajoutant la restriction
alimentaire au gène plus actif, le ver gagne encore un peu en longévité.
Le C.elegans ne peut pas vivre sans ce gène qui contribue à son développement.
Sur la vie humaine
Pour le généticien américain Gary Ruvkun, de l'Université Harvard, ces
travaux pourraient ouvrir de nouvelles pistes de recherche sur le
vieillissement humain.
PHA-4 correspond à trois gènes (foxa 1, 2,3) chez l'humain. Les généticiens parlent cependant d'années de travail avant d'espérer appliquer une solution thérapeutique chez les humains.