dépistage du SIDA

Publié le par René et Fany

 

   Un test prometteur pour dépister le SIDA ou les hépatites



           http://www.tregouet.org/article.php3?id_article=461#sommaire_22



Des chercheurs français ont conçu une nouvelle méthode fiable et peu
onéreuse pour dépister des maladies infectieuses comme le SIDA. Leur
test, qui utilise un soluté magnétique, est mille fois plus sensible que
le LAI, le procédé le moins coûteux actuellement utilisé. Aujourd'hui en
phase de développement, il "permettrait un dépistage précoce, grâce à
une machine portative accessible aux pays les plus défavorisés", se
réjouit le CNRS.

Jérôme Bibette, initiateur du projet et professeur à l'ESPCI (Ecole
supérieure de physique et de chimie industrielles), a précisé à
l'Associated Press que cette machine portative, en cours de mise au
point, se présenterait sous la forme d'"un boîtier avec un système
d'aimant et une détection avec une diode laser". Il suffirait de faire
une prise de sang, de mélanger le sang au réactif, en l'occurrence des
particules magnétiques, avant d'avoir le résultat. Le tout en quelques
minutes et pour le même prix que pour un test de grossesse. Les domaines
d'application sont multiples, mais celui permettant de détecter
facilement les maladies infectieuses telles que le SIDA ou les hépatites
semble le plus prometteur. "Dans le cadre d'un projet européen, un test
va être développé en vue de sa mise sur le marché", explique Jérôme
Bibette. Il pourrait permettre de multiplier les tests de dépistage dans
les pays défavorisés, en raison de sa facilité d'utilisation et son coût
relativement bas.

Une société travaille sur ce sujet, alors qu'une autre se penche sur une
application qui pourrait concerner l'armée, afin de détecter les
attaques terroristes fondées sur la contamination de la population par
des maladies infectieuses. "Concernant la biodéfense, il existe un
besoin, dans les opérations militaires, d'avoir une machine simple,
facile d'utilisation sur le terrain", permettant par exemple de détecter
le recours à des "agents chimiques", précise M. Bibette.

Pendant cinq ans, des chercheurs du CNRS et de l'ESPCI ont travaillé sur
ce projet, dans des conditions financières pas toujours faciles. "Il a
fallu un million d'euros pour mettre en place le projet", raconte M.
Bibette, en précisant que le ministère de la Recherche, l'ESPCI et une
société française qui a acheté la licence pour les recherches sur
l'hémostase l'avaient notamment financé.

"En France, si on veut innover, il faut trouver un créneau où on a des
moyens en rapport avec la matière grise investie. Ce projet, c'est un
exemple maximum de ce qu'on peut mettre en oeuvre en France. C'est très
difficile, c'est usant. Il ne faut pas chômer. C'est plus facile aux
Etats-Unis", assure-t-il.

Le projet a été lancé en 2001, un brevet a été déposé un an plus tard
par les chercheurs pour protéger leur idée et les travaux se sont
achevés en 2005, après plusieurs séries de tests. Il a encore fallu six
mois pour tout mettre en forme et pouvoir présenter l'étude, publiée
aujourd'hui par le CNRS. La partie scientifique étant désormais terminée,
il reste encore l'application.

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