thérapie génique et maladie de peau

Publié le par René et Fany

     La thérapie génique permet de soigner une maladie
                          génétique de la peau



http://www.cyberpresse.ca/article/20061120/CPSCIENCES/611201461/5529/CPSCIENCES

                              Le lundi 20 novembre 2006
                                Agence France-Presse
                                                  Paris



Un premier patient souffrant d'une grave maladie génétique de la peau, qui se traduit par une absence d'adhérence entre l'épiderme et le derme,
l'épidermolyse bulleuse jonctionnelle, a pu être traité en Italie par thérapie génique, s'est félicitée lundi l'Association française contre les myopathies
(AFM).

Les différentes formes d'épidermolyse bulleuse, qui affectent 500 000 personnes dans le monde, sont un groupe de pathologies rares et héréditaires au cours desquelles des bulles et des ampoules se forment à la surface de la peau et des muqueuses, spontanément ou à la suite de frottements minimes, précise l'AFM dans un communiqué.

Une équipe de chercheurs italiens, dirigée par Michele De Luca (Université de Modène et The Veneto Eye Bank Foundation) et financée par les Téléthon français et italien, a pu reconstituer, chez ce patient, un
épiderme qui adhère au derme au niveau de deux plaies chroniques situées sur les cuisses.

À ce stade, les chercheurs n'ont pas tenté de faire un essai sur une plus grande surface de la peau.

Dans la forme de la maladie dont souffrait le patient,
la non-adhérence entre ces deux couches de la peau est due à une déficience du gène de la laminine 5, une protéine qui, organisée en un réseau de mailles fines,
permet permettent l'adhésion des kératinocytes - constituants de la couche superficielle de la peau - à la membrane basale de la cellule qui les produits.

Une greffe de cellules souches de la peau traitées par thérapie génique a permis de reconstituer un épiderme fonctionnel qui s'est renouvelé pendant un an, selon des travaux publiés lundi sur le site Internet de la
revue médicale Nature Medicine.

Un essai similaire est prévu en France en 2007, selon Yannick Gache chargée de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui a qualifié d'énorme progrès le résultat déjà obtenu. Cette technique pourrait peut-être aussi permettre de soigner d'autres pathologies de la peau, a-t-elle précisé lors d'une conférence de presse.

La présidente de l'AFM, Laurence Tiennot-Herment, a souligné qu'on est passé de l'ère de la génétique à celle des premiers essais sur l'homme, précisant qu'on connaît maintenant plus de 2200 gènes à l'origine de
maladies dont 800 ont été identifiés ou localisés par le Généthon.

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